Figures chartistes : comment les identifier et les trader en bourse

Sommaire
Une figure chartiste est une configuration de prix récurrente que le graphique dessine avant un retournement ou la poursuite d’une tendance. Repérer ces formations, c’est traduire le rapport de force entre acheteurs et vendeurs en niveaux chiffrés : un point d’entrée, un stop et un objectif.
Ce guide n’est pas un catalogue de formes à mémoriser. Il vous donne la méthode complète utilisée par les traders techniques :
- Ce qu’est le chartisme et sur quels principes il repose
- Comment se construisent les figures à partir des supports et résistances
- Les 13 figures chartistes de retournement, de continuation et bilatérales
- La méthode d’identification en 5 étapes, du repérage à la sortie
- Un exemple chiffré complet, entrée, stop et objectif compris
- Les erreurs qui font échouer la majorité des débutants
L’essentiel sur les figures chartistes en un coup d’œil
| Élément | Information |
|---|---|
| Type | Configuration graphique issue de l’analyse technique (chartisme) |
| Niveau requis | Débutant à intermédiaire |
| Usage principal | Anticiper un retournement ou la poursuite d’une tendance |
| Horizon | De l’intraday au graphique hebdomadaire |
| Signal d’entrée | Cassure d’une ligne de support ou de résistance de la figure |
| Confirmation | Clôture de la bougie au-delà de la ligne + volume en hausse |
| Difficulté | Moyenne : l’identification reste en partie subjective |
| Limite majeure | Aucune figure n’est infaillible : le plan de sortie est indispensable |
Qu’est-ce qu’une figure chartiste ?
Le chartisme est la branche de l’analyse technique qui étudie les formes dessinées par les prix pour anticiper leur évolution. Le mot vient de l’anglais chart, « graphique ».
Une figure chartiste est donc un motif géométrique que le prix répète dans le temps : deux sommets à la même hauteur, une compression en triangle, une pause en rectangle. Ces motifs sont aussi appelés patterns ou paternes graphiques.
Le chartisme ne s’intéresse ni aux bénéfices d’une entreprise ni aux taux directeurs. Il lit uniquement l’action des prix (price action) et le volume, c’est-à-dire la trace laissée par les décisions d’achat et de vente.
Apprenez à repérer les figures avec Admirals
MetaTrader 4 et MetaTrader 5 permettent de tracer supports, résistances, canaux et lignes de tendance directement sur les graphiques. Un environnement particulièrement adapté pour apprendre à reconnaître les principales figures chartistes.
👉 Pour plus d’informations : Analyse technique - Principes, théories, figures et indicateurs
Les trois principes hérités de la théorie de Dow
L’approche repose sur trois postulats formulés par Charles Dow à la fin du XIXe siècle et toujours enseignés aujourd’hui :
- Le prix intègre toute l’information disponible sur le marché à un instant donné.
- L’histoire se répète : face à des configurations semblables, les intervenants réagissent de façon comparable.
- Les prix évoluent en tendances, et une tendance a tendance à se prolonger jusqu’à ce qu’un signal clair la contredise.
Ces principes expliquent l’intérêt du chartisme, mais aussi sa limite : il décrit des régularités statistiques, jamais des certitudes. C’est pour cette raison que chaque figure s’accompagne d’un niveau d’invalidation.
Pour situer le chartisme dans l’ensemble de la discipline, notre guide sur qu’est-ce que l’analyse technique détaille les autres familles d’outils, indicateurs et oscillateurs compris.
Comment fonctionnent les figures chartistes : supports, résistances et tendances
Avant d’aborder les figures elles-mêmes, deux notions sont indispensables. Les supports et résistances sont les lignes qui délimitent chaque figure : sans elles, il n’y a pas de motif à lire, seulement une succession de bougies.
Le support : la ligne basse de la figure
Un support est un niveau de prix sous lequel le marché peine à descendre. Il correspond à une zone déjà testée plusieurs fois, où les acheteurs se sont montrés prêts à intervenir.

La logique est celle d’un déséquilibre local : à ce prix, la pression d’achat dépasse la pression de vente et le cours remonte. Quand le prix approche du niveau puis repart à la hausse, on parle de rebond sur support, que les traders utilisent comme signal d’achat.
La résistance : la ligne haute de la figure
Une résistance est l’exact symétrique d’un support : un niveau où les vendeurs prennent le dessus, ce qui stoppe la progression du cours ou le fait refluer.
Graphiquement, elle se matérialise par une ligne autour d’un prix que le cours ne parvient pas à dépasser. Les traders y voient un signal de vente, et repèrent le niveau en observant les points hauts successifs et les lignes de tendance.

Sur ce graphique du Bitcoin fin 2022, le cours a buté à plusieurs reprises sur une résistance située autour de 17 800 dollars avant de finir par la franchir nettement.
Un niveau franchi change de rôle : une résistance cassée devient un support pour les replis suivants. C’est ce mécanisme qui rend le pullback : qu’est-ce que c’est ? si utile pour entrer après une cassure.
Tracez vos niveaux directement sur xStation
Supports et résistances constituent la base de presque toutes les figures chartistes. xStation permet d’utiliser différents outils de dessin et de placer des alertes sur les niveaux clés afin de surveiller une éventuelle cassure.
👉 Support et Résistance: deux notions clés du Trading
Les trois types de tendance
Dans le chartisme, la tendance est la direction générale du marché. Elle conditionne la lecture de toute figure : la même formation ne raconte pas la même histoire selon ce qui la précède.
- Tendance haussière : sommets et creux de plus en plus hauts.
- Tendance baissière : sommets et creux de plus en plus bas.
- Tendance latérale : le prix oscille dans un couloir étroit, sans direction nette.
Identifier la tendance en cours est donc le préalable à toute figure : une même configuration se lit comme un retournement ou comme une pause selon le mouvement qui la précède.
Notre guide sur la tendance en trading détaille les méthodes de tracé, et celui sur trader la tendance de marché l’articulation entre biais haussier et baissier.
Les 13 figures chartistes à connaître
Les figures se classent en trois familles selon ce qu’elles annoncent : le retournement de la tendance, sa poursuite, ou une issue encore indéterminée.

| Figure | Famille | Ce qu’elle annonce |
|---|---|---|
| Épaule-Tête-Épaule (ETE) | Retournement | Fin d’une tendance haussière |
| ETE inversé | Retournement | Fin d’une tendance baissière |
| Double sommet | Retournement | Passage de haussier à baissier |
| Double creux | Retournement | Passage de baissier à haussier |
| Triple sommet | Retournement | Baissier, avec une résistance très marquée |
| Triple creux | Retournement | Haussier, sur un support très marqué |
| Diamant | Retournement | Retournement après une phase d’expansion puis de compression |
| Drapeau | Continuation | Pause courte avant reprise du mouvement |
| Fanion | Continuation | Pause en compression avant reprise |
| Rectangle | Continuation | Consolidation horizontale avant reprise |
| Tasse avec anse | Continuation | Reprise haussière après une base arrondie |
| Triangle symétrique | Bilatérale | Compression : cassure possible dans les deux sens |
| Biseau (cale) | Bilatérale | Retournement ou poursuite selon le sens de la cassure |
Repérez les mêmes figures sur plusieurs marchés
Double sommet, triangle, drapeau ou tasse avec anse peuvent apparaître sur les actions comme sur les cryptomonnaies. Les graphiques TradingView intégrés à eToro permettent de comparer ces configurations sur différents actifs depuis une même plateforme.
Les figures de retournement de tendance
Ces sept formations signalent qu’une tendance s’épuise. Elles se construisent presque toujours sur un échec répété du prix à dépasser un niveau, ce qui trahit un changement de rapport de force.
#1 Épaule-Tête-Épaule (ETE)
L’Épaule-Tête-Épaule dessine trois sommets, celui du milieu plus haut que les deux autres. La ligne qui relie les deux creux intermédiaires s’appelle la ligne de cou, ou ligne claviculaire.
C’est l’une des figures les plus suivies pour sa lisibilité, ce qui ne la rend pas infaillible. Le signal se déclenche à la cassure de la ligne de cou, vers le bas, et l’objectif se mesure en reportant la hauteur de la tête depuis ce point.
#2 ETE inversé
L’ETE inversé est le miroir du précédent : trois creux, celui du milieu plus bas, au terme d’une tendance baissière. Il annonce donc un retournement à la hausse.
Le moment d’entrée se situe à la cassure de la ligne de cou vers le haut, une fois la bougie clôturée au-dessus. Entrer avant cette clôture expose à un faux signal.
#3 Double sommet
Le double sommet, ou double top, se forme quand le prix butte deux fois sur la même résistance avant de refluer. Entre les deux sommets, un creux intermédiaire sert de niveau de déclenchement.
La figure signale le passage d’une tendance haussière à une tendance baissière. Le signal est validé lorsque le cours casse le creux intermédiaire, ce qui ouvre la voie à une position vendeuse.
#4 Double creux
Le double creux est la version haussière : deux creux à un niveau proche, séparés par un rebond, au terme d’une phase de baisse. La cassure du sommet intermédiaire valide le retournement.
La configuration est jugée plus solide lorsque le second creux se forme légèrement au-dessus du premier : cela indique que les vendeurs n’arrivent plus à imposer de nouveaux plus bas.
Un point de vigilance mérite d’être connu : les premiers plus bas déclenchent souvent les stops des particuliers avant que le mouvement ne reparte. C’est précisément pour cela qu’un stop trop serré sous le creux est souvent contre-productif.
#5 Triple sommet
Le triple sommet réunit trois points hauts d’amplitude comparable, suivis d’une rupture sous le support qui les soutenait. Trois échecs sur le même niveau constituent un signal baissier plus net que deux.
La contrepartie est la patience : la figure se construit sur plusieurs semaines à plusieurs mois, ce qui la rend plus lisible sur graphique journalier ou hebdomadaire que sur des unités de temps courtes.
#6 Triple creux
Le triple creux est son symétrique haussier : trois creux consécutifs à un niveau proche, le prix échouant à chaque fois à enfoncer les précédents. Sa lecture reprend celle du double creux, avec un test supplémentaire.
La formation se déroule en quatre temps :
- Le prix forme un premier creux, sans qu’aucune figure ne soit encore identifiable.
- Il redescend une seconde fois, et le premier creux joue le rôle de support.
- Il teste ce support une troisième fois, ce qui dessine la figure.
- Il casse la résistance supérieure : c’est le moment d’envisager une position acheteuse.
#7 Diamant
Le diamant est plus rare et combine deux phases opposées : le prix élargit d’abord son amplitude, dessinant un élargissement, puis la resserre en triangle. L’ensemble forme un losange.
Il apparaît le plus souvent au sommet d’une tendance haussière et annonce un retournement à la baisse. Sa rareté et la difficulté à le tracer proprement en font une figure réservée aux traders déjà à l’aise avec les formations classiques.
Les figures de continuation de tendance
Ces quatre formations ne remettent pas la tendance en cause : elles marquent une pause pendant laquelle le marché reprend son souffle avant de repartir dans le même sens.
#8 Drapeau haussier et baissier
Le drapeau se forme après un mouvement vertical rapide : le prix consolide dans un petit couloir légèrement incliné à contre-tendance, puis reprend sa marche. Les drapeaux sont des figures courtes et puissantes.
Sur un drapeau haussier, l’entrée se place à la cassure du couloir vers le haut, et le stop sous la zone de consolidation. Le drapeau baissier suit exactement la même logique, à l’envers, avec une entrée vendeuse.
Tradez les cassures avec MetaTrader
Les drapeaux et fanions sont particulièrement utilisés sur les marchés à court terme. Admirals permet d’analyser ces configurations depuis MT4 ou MT5 et de prendre position sur différents marchés via CFD. L’effet de levier augmente toutefois le risque de perte.
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#9 Fanion (pennant)
Le fanion ressemble au drapeau, à une différence près : la consolidation se fait en compression, entre deux lignes convergentes, et non dans un couloir parallèle. Visuellement, c’est un minuscule triangle accroché à un mât.
Comme le drapeau, il se résout généralement dans le sens de la tendance qui le précède, et son objectif se mesure en reportant la hauteur du mât depuis le point de cassure.
#10 Rectangle
Un rectangle se forme quand le prix se consolide dans un couloir horizontal délimité par un support et une résistance parallèles. Ni les acheteurs ni les vendeurs ne prennent l’avantage.
Il existe en deux versions. Le rectangle haussier apparaît après une hausse et traduit une pause avant sa poursuite ; le rectangle baissier suit une baisse et précède le plus souvent sa continuation.
Le mode d’emploi est le même dans les deux cas : la cassure de la résistance constitue un signal d’achat, celle du support un signal de vente, et les bornes du rectangle servent de référence pour placer le stop.
#11 Tasse avec anse
La tasse avec anse dessine une base arrondie en U, suivie d’un petit repli qui forme l’anse. C’est une figure de continuation haussière, appréciée pour la netteté de son point d’entrée : la cassure du haut de l’anse.
Sa formation est lente, souvent plusieurs mois sur graphique journalier, ce qui la réserve plutôt aux approches de swing et de position.
Les figures bilatérales
Ces deux formations ne donnent aucune direction avant la cassure. Elles indiquent une compression de la volatilité : la sortie sera franche, mais son sens reste ouvert.
#12 Triangle symétrique
Le triangle symétrique se construit lorsque les oscillations du prix se réduisent progressivement, entre une résistance descendante et un support montant qui finissent par converger. C’est la figure de consolidation la plus fréquente sur les graphiques.
Sa neutralité est sa caractéristique principale : la cassure peut se produire vers le haut comme vers le bas, et c’est elle qui donne le point d’entrée. Les variantes ascendante et descendante, elles, portent un biais directionnel.
Voir notre article complet sur le triangle en trading et les triangles symétriques pour approfondir cette figure chartiste essentielle.
Placez une alerte avant la cassure
Dans un triangle, la direction ne devient claire qu’au moment de la sortie. Avec xStation, vous pouvez surveiller les niveaux techniques et configurer des alertes de prix plutôt que d’essayer d’anticiper le sens de la cassure.
#13 Biseau ou cale (wedge)
Le biseau, aussi appelé cale ou wedge, est formé de deux lignes convergentes inclinées dans le même sens. Le biseau ascendant monte, le biseau descendant descend, et tous deux peuvent apparaître sur n’importe quel actif et n’importe quelle unité de temps.
Sa particularité est son ambivalence : il annonce parfois un retournement, parfois une simple pause. La règle de lecture est le sens de la cassure, une sortie par le bas appelant la baisse et une sortie par le haut la hausse.
Les figures voisines des vagues de Wolfe reposent sur une géométrie comparable, avec des règles de validation plus strictes.
Avantages et limites des figures chartistes
Aucune méthode d’analyse n’est neutre, et le chartisme a des forces et des angles morts qu’il vaut mieux connaître avant de l’utiliser en argent réel.
Les avantages :
- Lecture universelle : la même figure se lit sur une action, un indice, une paire de devises ou une cryptomonnaie.
- Niveaux chiffrés : chaque figure fournit un point d’entrée, un niveau d’invalidation et un objectif mesurable.
- Aucune donnée comptable requise : le graphique suffit, ce qui rend la méthode applicable à tout actif coté.
- Compatible avec la gestion du risque : les bornes de la figure servent naturellement de référence pour le stop.
Les limites :
- Identification subjective : deux analystes tracent rarement la même ligne de cou sur le même graphique.
- Faux signaux fréquents : une cassure sur deux peut échouer, en particulier sans confirmation par le volume.
- Biais rétrospectif : les figures sont beaucoup plus évidentes une fois le mouvement terminé qu’en temps réel.
- Fiabilité dégradée sur les actifs peu liquides : sur une small cap au carnet d’ordres étroit, les niveaux se percent sans signification.
- Silence sur les fondamentaux : une figure ne dit rien d’une publication de résultats ou d’une décision de banque centrale à venir.
En pratique, le chartisme fonctionne mieux comme outil de timing que comme thèse d’investissement. C’est aussi pour cela qu’il se combine souvent à des indicateurs de confirmation comme l’indice de force relative (RSI).
Comment identifier et trader une figure chartiste étape par étape
La méthode compte davantage que le nombre de figures connues. Ces cinq étapes constituent le protocole standard, de l’observation à la sortie de position.

Étape 1 — Qualifier la tendance en cours. Reculez sur une unité de temps supérieure et déterminez si le marché monte, baisse ou évolue à plat. Une figure de retournement n’a de sens qu’après une tendance établie.
Étape 2 — Tracer les points hauts et les points bas. Reliez les sommets entre eux et les creux entre eux. Si aucune géométrie lisible n’apparaît en deux ou trois tracés, il n’y a probablement pas de figure. Le choix du type de graphique de trading influence directement cette lecture.
Étape 3 — Attendre la cassure et sa clôture. Le signal n’existe pas tant que la bougie n’a pas clôturé au-delà de la ligne. Une mèche qui dépasse puis revient est un faux signal, pas une cassure.
Étape 4 — Confirmer par le volume. Une cassure valide s’accompagne d’un volume nettement supérieur à sa moyenne récente, signe que le mouvement mobilise des intervenants. Le volume profile permet d’affiner cette lecture en localisant les zones de forte activité.
Étape 5 — Fixer l’entrée, le stop et l’objectif avant d’entrer. L’objectif se calcule en reportant la hauteur de la figure depuis le point de cassure ; le stop se place au-delà du dernier extrême de la figure. Les stratégies de money management déterminent ensuite la taille de position à engager.
Passez de la figure au plan de trading
Une configuration n’est exploitable que lorsque l’entrée, le stop et l’objectif sont définis. MetaTrader permet de tracer ces niveaux directement sur le graphique et de suivre leur évolution sur différentes unités de temps.
Construire votre plan avec Admirals
Ce protocole est celui du trading avec le price action, dont le chartisme constitue la composante la plus visuelle.
Exemple pratique : trader un double creux de A à Z
Prenons une action en tendance baissière, passée de 50 € à 30 €, et suivons la formation complète. Cet exemple chiffré illustre les deux entrées possibles sur une même figure.

Le cours forme un premier creux à 30,00 €, rebondit jusqu’à 34,00 €, puis redescend former un second creux à 30,50 €, légèrement plus haut que le premier. La ligne de cou se situe donc à 34,00 €, et la hauteur de la figure vaut 4,00 €.
Le cours casse ensuite 34,00 € avec un volume 1,7 fois supérieur à sa moyenne des 20 dernières séances : la cassure est confirmée. L’objectif théorique se situe à 34,00 + 4,00 = 38,00 €.
Reste à choisir le point d’entrée. Le trader agressif achète dès la clôture de la bougie de cassure ; le trader conservateur attend le repli de confirmation sur l’ancienne résistance devenue support.
| Paramètre | Entrée sur cassure | Entrée sur pullback |
|---|---|---|
| Prix d’entrée | 34,20 € | 34,10 € |
| Stop loss | 30,30 € | 32,80 € |
| Objectif | 38,00 € | 38,00 € |
| Risque par action | 3,90 € (11,4 %) | 1,30 € (3,8 %) |
| Gain potentiel | 3,80 € (11,1 %) | 3,90 € (11,4 %) |
| Ratio gain / risque | ≈ 1 pour 1 | ≈ 3 pour 1 |
L’écart entre les deux colonnes est l’enseignement principal de cet exemple. Avec un stop sous le second creux, le double creux classique offre un ratio d’environ 1 pour 1, insuffisant pour la plupart des plans de trading.
Attendre le repli sur les 34,00 € permet de placer le stop beaucoup plus près, sous le point bas du repli, et fait passer le ratio à environ 3 pour 1 pour le même objectif. La contrepartie est réelle : une partie des cassures ne reviennent jamais tester le niveau, et l’opportunité est alors manquée.
Les erreurs courantes à éviter en chartisme
Les figures échouent moins souvent par manque de connaissances que par des erreurs de méthode répétées. Les six suivantes reviennent systématiquement chez les débutants.
- Voir une figure partout. À force de chercher, on finit par tracer un ETE sur n’importe quelle série de trois sommets. Si la figure demande un effort d’imagination, elle n’existe pas.
- Entrer avant la clôture de la cassure. C’est la faute la plus coûteuse : anticiper le franchissement transforme un faux signal en perte réelle.
- Ignorer le volume. Une cassure sans volume est le plus souvent une fausse sortie, particulièrement en fin de séance ou sur les unités de temps courtes.
- Négliger l’unité de temps supérieure. Un double creux en 15 minutes n’a aucun poids face à une tendance baissière nette en journalier.
- Trader sans stop ni objectif chiffrés. Une figure qui ne fournit pas de niveau d’invalidation clair ne fournit pas de trade exploitable.
- Empiler les indicateurs redondants. Trois oscillateurs qui mesurent la même chose ne confirment rien : ils donnent seulement l’illusion d’une confluence.
Quelles plateformes pour analyser les figures chartistes ?
Le chartisme exige des outils de tracé précis, un historique de cours suffisant et une exécution rapide. Ces trois courtiers couvrent les principaux besoins du trader technique en France, tous encadrés par la réglementation européenne MiFID II.
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Notre avis sur XTB détaille l’ensemble de l’offre, et le guide comment faire du trading sur XTB le fonctionnement pas à pas de la plateforme.
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Notre avis sur les figures chartistes
Les figures chartistes méritent la place qu’elles occupent dans l’apprentissage du trading, à condition de les prendre pour ce qu’elles sont : un langage de lecture du graphique, pas un système de prévision. Leur valeur réside moins dans le pronostic que dans la discipline qu’elles imposent.
C’est là leur apport le plus concret. Une figure correctement identifiée fournit trois niveaux objectifs — entrée, invalidation, objectif — et oblige donc à définir son risque avant d’engager le moindre euro. Beaucoup de traders débutants perdent non pas parce qu’ils lisent mal une figure, mais parce qu’ils entrent sans avoir décidé où sortir.
En revanche, la promesse de fiabilité qui accompagne souvent le chartisme mérite d’être relativisée. Les taux de réussite publiés varient fortement selon les études, les marchés et les périodes retenues.
Aucun de ces chiffres ne justifie de traiter une figure comme un signal automatique. Une part importante des cassures échoue, ce qui reste compatible avec une stratégie rentable dès lors que le ratio gain/risque est favorable.
Notre recommandation pratique tient en trois points : commencer par deux ou trois figures seulement, les tester sur un compte démo pendant plusieurs semaines, puis n’en ajouter une nouvelle qu’après avoir maîtrisé les précédentes.
Le chartisme s’applique aussi bien aux actions qu’au trading des CFD, mais l’effet de levier y amplifie les erreurs de méthode autant que les gains.
Tout ce qui est expliqué dans cet article est développé en détail dans l’ouvrage de John Murphy, Analyse Technique des Marchés Financiers, considéré comme une référence de la discipline. Pour aller plus loin, consultez notre sélection des meilleurs livres d’analyse technique.
Deux articles complètent directement celui-ci : les indicateurs de trading, qui couvrent la famille d’outils complémentaire au chartisme, et Modèles de bougies japonaises en bourse, qui descend à l’échelle de la bougie individuelle.
Approfondissez les figures avec nos guides :
En résumé, une figure chartiste signale un retournement, une pause ou une compression de la tendance. Les 13 figures présentées ici couvrent l’essentiel de ce qu’un trader rencontre, et la méthode en cinq étapes vaut davantage que le catalogue appris par cœur.
Pour progresser, choisissez deux figures adaptées à votre horizon, appliquez-leur le protocole complet sur un compte démo et mesurez vos résultats avant d’engager du capital. La rigueur d’exécution départage les traders bien plus que le nombre de figures connues : c’est sur ce terrain, et non sur celui de la mémorisation, que se joue la rentabilité.