Plus gros dividendes en 2026 : les meilleures actions de rendement

Sommaire
Les actions à dividende retrouvent de l'attention. Dans un contexte de marchés plus incertains, générer un revenu régulier sans dépendre uniquement de la hausse des cours redevient un objectif à part entière, et les entreprises qui distribuent beaucoup reviennent au centre des stratégies long terme.
Mais un rendement élevé ne suffit pas à faire une bonne action de rendement. Certaines entreprises distribuent beaucoup parce qu'elles sont solides ; d'autres affichent un yield élevé surtout parce que leur cours a chuté. Et deux éléments changent la donne en 2026 : les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier, ce qui porte le prélèvement forfaitaire unique à 31,4 %, et la retenue à la source sur les dividendes étrangers ne se traite pas de la même façon selon l'enveloppe.
| Zone | Fourchette de rendement | Ce qui la caractérise |
|---|---|---|
| 🇫🇷 France | 4,8 % à 8,6 % | Rendements les plus élevés, éligibles au PEA |
| 🇪🇺 Europe | 5 % à 9 % | Rendements généreux, mais retenue à la source |
| 🇺🇸 États-Unis | 3 % à 7 % | Versements trimestriels, plus réguliers |
Un chiffre pour mettre ces rendements en perspective : sur les douze derniers mois, l'indice Morningstar Eurozone Dividend Yield Focus a progressé de 18,29 %, contre 22,58 % pour l'ensemble du marché actions de la zone euro. Sur cette période, privilégier le rendement a coûté de la performance.


Produits proposés
Actions, ETF, CFD, Plan d'Épargne en Actions (PEA), CFD sur indices, Forex, Devises
Plan d'Épargne en Actions (PEA), Actions, Obligations, ETF, Fonds d'investissement
Meilleurs dividendes français en 2026
Le marché français reste la meilleure chasse gardée des investisseurs en rendement, et pour une raison structurelle : ce sont les seules actions de cette page qui entrent dans un PEA. On y retrouve l'immobilier coté, l'énergie, la banque et l'assurance, secteurs matures où la priorité va à la redistribution plutôt qu'à la croissance.
Voici les rendements constatés au 17 juillet 2026, calculés sur le dividende versé ou annoncé pour 2026 et le cours du jour, à partir des politiques de dividendes récentes. Toutes ces valeurs affichent par ailleurs une progression du cours sur un an, ce qui écarte les rendements gonflés par une baisse de l'action.
| Action | Cours au 17/07/2026 | Rendement | Secteur |
|---|---|---|---|
| Mercialys | 11,68 € | 8,56 % | Immobilier coté |
| Électricité de Strasbourg | 197,40 € | 6,94 % | Énergie |
| Rubis | 32,30 € | 6,41 % | Distribution d'énergie |
| Crédit Agricole | 17,78 € | 6,36 % | Banque |
| Carrefour | 16,78 € | 5,78 % | Distribution |
| SCOR | 33,04 € | 5,75 % | Réassurance |
| Frey | 35,00 € | 5,71 % | Immobilier coté |
| Axa | 44,80 € | 5,18 % | Assurance |
| BNP Paribas | 101,94 € | 5,06 % | Banque |
| Klepierre | 37,78 € | 5,03 % | Immobilier coté |
Deux lectures méritent d'être faites. La première : Mercialys et Klepierre sont des foncières, dont le modèle repose sur la distribution obligatoire d'une large part du résultat. Leur rendement élevé est structurel, pas exceptionnel — mais il les rend aussi sensibles aux taux d'intérêt et au marché immobilier commercial.
La seconde : plusieurs de ces valeurs ont combiné un dividende élevé et une forte hausse du cours. Carrefour a progressé de 38,88 % sur un an, BNP Paribas de 32,13 %, Maurel & Prom de 56,91 %. La rentabilité globale — dividende plus plus-value — dépasse alors largement le rendement affiché, ce qui est exactement le profil recherché. D'autres valeurs à haut rendement, comme Engie, Carmila ou Coface, n'apparaissent pas dans ce classement parce que leur cours n'a pas progressé sur la période.
EasyBourse permet d’investir dans des actions françaises et européennes depuis un PEA, mais aussi d’accéder aux marchés internationaux avec un compte-titres. Une combinaison adaptée pour organiser sa stratégie de dividendes selon l’origine des entreprises sélectionnées.
Dividendes européens : un rendement qui a un coût fiscal
Au-delà de la France, l'Europe offre des politiques de distribution souvent plus généreuses qu'aux États-Unis, portées par des groupes établis aux flux de trésorerie prévisibles. Le pétrole et le gaz norvégiens, les banques italiennes et les assureurs britanniques concentrent l'essentiel des rendements supérieurs à 6 %.
Trois noms reviennent systématiquement dans les sélections européennes de rendement :
- Aker BP et Equinor (Norvège) — pétrole et gaz, avec des politiques de distribution trimestrielles agressives.
- Intesa Sanpaolo et Eni (Italie) — banque et énergie, dividendes trimestriels pour Eni.
- Legal & General et BP (Royaume-Uni) — assurance et énergie, rendements historiquement élevés.
- TotalEnergies (France) — le seul de cette liste éligible au PEA, avec un rendement de l'ordre de 4 % à 5 %.
Deux réserves s'imposent avant d'y aller. D'abord, les rendements européens élevés s'accompagnent parfois de payout ratios supérieurs à 100 % : l'entreprise distribue alors plus que ce qu'elle gagne sur la période, ce qui n'est pas soutenable durablement.
Ensuite, et c'est le point le plus souvent négligé : ces actions ne sont pas toutes éligibles au PEA et, quand elles le sont, la retenue à la source du pays d'origine est prélevée avant que vous ne touchiez quoi que ce soit. Nous y revenons en détail plus bas, mais l'ordre de grandeur mérite d'être posé : 26,375 % de retenue pour l'Allemagne, par exemple, à comparer à 0 % pour une action française.
DEGIRO donne accès à plus de 45 places boursières dans une trentaine de pays. Son compte-titres permet ainsi d’investir dans des entreprises françaises, italiennes, britanniques ou norvégiennes, en tenant compte des retenues à la source propres à chaque pays.
Dividendes américains : moins de rendement, plus de régularité
Le marché américain fonctionne différemment. Les rendements y sont plus faibles, mais la régularité et la visibilité sont supérieures : les dividendes sont versés trimestriellement, voire mensuellement pour certains REITs, et c'est là que se concentrent les aristocrates et les rois du dividende.
Les grandes capitalisations qui reviennent dans les sélections de rendement se situent dans quatre secteurs : les télécoms (Verizon, AT&T), l'énergie (ExxonMobil, Chevron), le tabac (Altria) et l'immobilier coté (Realty Income, qui verse mensuellement).
Le rendement y est moins spectaculaire qu'en Europe, mais la stabilité du cash-flow est un atout réel pour un portefeuille de revenus. Notre panorama des actions américaines du Dow Jones élargit la sélection. Trois contraintes propres à ce marché, en revanche :
- Aucune action américaine n'est éligible au PEA. Le compte-titres est obligatoire.
- Retenue à la source de 15 % sur les dividendes, sous réserve d'avoir signé le formulaire W-8BEN auprès de votre courtier — sans quoi le taux passe à 30 %.
- Risque de change : le dividende est versé en dollars, et sa valeur en euros dépend de la parité au moment du versement.
Le compte-titres Fortuneo permet d’investir sur différentes zones géographiques, notamment sur les marchés américains. Il peut être utilisé pour construire une sélection d’actions versant des dividendes trimestriels, avec un risque de change et une fiscalité propres aux titres étrangers.
Fiscalité des dividendes : le point qui change tout
C'est la section que la plupart des classements de rendement omettent, alors qu'elle détermine ce qui arrive réellement sur votre compte.
Sur un compte-titres : le PFU à 31,4 %
Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus mobiliers sont passés de 17,2 % à 18,6 %. Les dividendes perçus sur un compte-titres ordinaire supportent donc un prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % au total : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Une alternative existe. En optant pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, vous bénéficiez d'un abattement de 40 % sur le montant des dividendes. Ce choix devient intéressant quand votre taux marginal d'imposition est faible : à 11 % de TMI il est presque toujours gagnant, à 30 % il l'est rarement, et au-delà le PFU s'impose.
À noter également : si votre revenu fiscal de référence de l'année N-2 est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € pour un couple, vous pouvez demander à être dispensé de l'acompte de 12,8 %. La demande doit parvenir à votre établissement avant le 30 novembre de l'année précédente. Les prélèvements sociaux restent dus.
Actions étrangères : la retenue à la source
Un dividende étranger subit d'abord une retenue à la source dans le pays de l'entreprise — ce que l'on appelle aussi withholding tax ou précompte. Elle est prélevée avant tout traitement fiscal français, et son taux dépend de la convention fiscale bilatérale.
Sur un compte-titres, cette retenue ouvre droit à un crédit d'impôt qui la compense en tout ou partie. Vous déclarez les revenus encaissés à l'étranger sur le formulaire 2047, et la double imposition est neutralisée à hauteur du taux conventionnel.
PEA ou compte-titres pour une stratégie dividendes
Voici le point contre-intuitif, et il inverse le conseil habituel. Dans un PEA, la retenue à la source sur un dividende étranger est définitivement perdue : aucun crédit d'impôt ne vient la compenser, parce que le PEA n'entre pas dans le champ de l'imposition à laquelle le crédit s'impute.
- Pour des actions françaises à dividende, le PEA est nettement supérieur : pas de retenue à la source, et exonération d'impôt sur le revenu après cinq ans. Notre guide sur les dividendes en PEA détaille l'enveloppe.
- Pour des actions étrangères éligibles au PEA, l'avantage se réduit ou disparaît, puisque la retenue étrangère est perdue.
- Pour des actions non éligibles — toutes les américaines, les britanniques, les norvégiennes — le compte-titres est la seule voie, et il permet au moins de récupérer la retenue via le crédit d'impôt.
La conséquence pratique est simple : un portefeuille de dividendes internationaux se construit plutôt en compte-titres, et un portefeuille de dividendes français plutôt en PEA. C'est l'inverse du réflexe le plus répandu.
Actions françaises dans un PEA ou valeurs américaines dans un compte-titres : EasyBourse propose les deux enveloppes et permet de répartir ses investissements selon leur éligibilité et leur traitement fiscal.
Comment repérer une action à dividende solide
Un rendement élevé ne suffit jamais à juger une action. Six indicateurs permettent d'évaluer la qualité et la durabilité d'un dividende.
- Le rendement du dividende. Le point de départ. Entre 3 % et 6 %, il est généralement considéré comme sain. Au-delà, il faut creuser.
- Le payout ratio. La part des bénéfices versée aux actionnaires. Entre 40 % et 70 %, l'équilibre est correct. Au-dessus de 100 %, l'entreprise distribue plus qu'elle ne gagne.
- Le payout sur free cash-flow. Plus fiable que le précédent : il mesure la part du cash réellement disponible consacrée au dividende. C'est l'indicateur clé de soutenabilité.
- Le niveau d'endettement. Une entreprise très endettée aura du mal à maintenir sa distribution en cas de ralentissement.
- La régularité. Un dividende stable ou en croissance depuis plusieurs années signale une discipline financière réelle : c'est le critère des aristocrates du dividende.
- La croissance du dividende. Une progression même modérée mais régulière vaut souvent mieux qu'un rendement élevé figé.
En pratique, une bonne action à dividende n'est pas celle qui paie le plus aujourd'hui, mais celle qui pourra encore payer demain — et idéalement davantage.
Haut rendement ne veut pas toujours dire bonne affaire
Un rendement de 8 %, 10 % ou plus peut sembler très attractif. C'est souvent là que se cachent les pièges. Un dividende élevé est parfois la conséquence d'une chute du cours, et non d'une entreprise généreuse : le rendement augmente mécaniquement parce que le marché anticipe des difficultés.
C'est le cas typique des dividend traps. Plusieurs signaux doivent alerter : un payout supérieur à 100 %, une baisse des bénéfices, un endettement élevé, ou une réduction récente du dividende. Certaines entreprises maintiennent d'ailleurs un dividende élevé pour soutenir leur cours alors que leur situation se dégrade — et le risque devient double : baisse du cours et réduction du dividende.
C'est aussi pourquoi le filtre appliqué à notre sélection française compte : ne retenir que des valeurs dont le cours a progressé sur un an écarte mécaniquement les rendements en trompe-l'œil.
Aristocrates et rois du dividende : faut-il les privilégier ?
Deux catégories reviennent dans toute discussion sur le rendement. Les aristocrates du dividende ont augmenté leur distribution pendant au moins 25 années consécutives. Les rois du dividende vont plus loin, avec 50 ans ou plus de hausse continue. On les trouve surtout aux États-Unis, dans la consommation, l'industrie et la santé.
Leur intérêt est réel : discipline financière, revenus stables, culture de rémunération de l'actionnaire. Mais leur principal inconvénient est que le marché valorise déjà cette stabilité, ce qui limite mécaniquement leur rendement. On paie la régularité.
Ils constituent donc une base solide plutôt qu'une réponse complète. L'approche la plus robuste combine trois profils : des aristocrates pour sécuriser le socle, quelques valeurs à rendement plus élevé pour le revenu immédiat, et des sociétés à croissance rapide du dividende pour l'effet cumulé. C'est la logique d'un portefeuille diversifié appliquée au rendement.
ETF dividendes : l'alternative diversifiée
Sélectionner soi-même des actions à dividende demande du temps et un suivi régulier. Un ETF dividendes achète à votre place un panier d'entreprises sélectionnées sur leur capacité à distribuer, avec une diversification immédiate et un seul ordre à passer.
Deux familles cohabitent : les ETF à haut rendement, qui ciblent les distributions les plus élevées, et les ETF à croissance du dividende, qui privilégient les sociétés capables d'augmenter leurs versements. Voici les principaux fonds mondiaux accessibles depuis l'Europe, avec leurs encours au 30 juin 2026.
| ETF | ISIN | Frais annuels | Encours |
|---|---|---|---|
| Vanguard FTSE All-World High Dividend Yield | IE00B8GKDB10 | 0,29 % | 9 326 M€ |
| VanEck Morningstar DM Dividend Leaders | NL0011683594 | 0,38 % | 8 736 M€ |
| iShares STOXX Global Select Dividend 100 | DE000A0F5UH1 | 0,46 % | 4 852 M€ |
| Fidelity Global Quality Income | IE00BYXVGZ48 | 0,40 % | 771 M€ |
Deux précisions utiles. La première : le Vanguard Dividend Appreciation (VIG) n'est pas accessible aux investisseurs européens — c'est un fonds domicilié aux États-Unis, hors du cadre UCITS. Cherchez toujours un ETF avec un ISIN commençant par IE, LU, FR, DE ou NL.
La seconde touche à la distribution. Un ETF distribuant vous verse les dividendes, qui sont alors imposés à chaque détachement. Un ETF capitalisant les réinvestit dans le fonds, sans imposition avant la vente. Pour une stratégie de revenus, le distribuant est cohérent ; pour une phase d'accumulation en compte-titres, le capitalisant est fiscalement plus efficace.
Trade Republic permet de mettre en place des plans d’investissement automatiques sur des actions et des ETF disponibles sur sa plateforme. Cette fonctionnalité peut être utilisée pour investir régulièrement dans un ETF de distribution ou de capitalisation.
En résumé, les plus gros dividendes de 2026 se trouvent en France, avec des rendements de 4,8 % à 8,6 % sur des valeurs dont le cours a progressé — Mercialys en tête à 8,56 %. Mais le rendement affiché n'est pas le rendement perçu : entre le PFU à 31,4 % et la retenue à la source sur les titres étrangers, l'écart entre les deux peut atteindre plusieurs points.
Le bon réflexe est donc de raisonner par enveloppe avant de raisonner par action. Actions françaises à dividende dans un PEA — chez Fortuneo, BNP Paribas ou EasyBourse, tous deux régulés en France —, actions internationales dans un compte-titres où la retenue à la source ouvre un crédit d'impôt, et vérification systématique du payout et de l'endettement avant d'acheter un rendement supérieur à 7 %. C'est ce cadre, plus que le classement lui-même, qui fait la différence sur la durée.
Questions fréquentes sur les actions à dividende
Avertissements :

