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CAC 40 : quelles actions ont le plus monté et chuté en 2026 ?

Le CAC 40 reste proche de l’équilibre en 2026, mais les écarts entre valeurs sont considérables. STMicroelectronics domine les hausses, tandis que Stellantis affiche la plus forte baisse. Technologie, énergie et finance résistent mieux que le luxe et l’automobile.
CAC 40 en 2026 : actions gagnantes et perdantes

Sommaire

L’année 2026 est particulièrement contrastée pour les grandes valeurs françaises. Alors que le CAC 40 évolue légèrement sous son niveau du début d’année, certaines de ses composantes enregistrent des progressions spectaculaires, tandis que d’autres ont perdu plus d’un tiers, voire plus de la moitié de leur valeur.

En septembre 2026, le CAC 40 évolue autour de 8 100 points, soit environ -0,5 % depuis le 1er janvier. Mais cette relative stabilité de l’indice masque des écarts considérables : STMicroelectronics a pratiquement doublé, tandis que Stellantis a perdu plus de 50 % sur la même période.

Quelles actions du CAC 40 ont le plus monté en 2026 ?

Les dix meilleures performances du CAC 40 montrent à quel point la hausse est concentrée sur certaines entreprises. Les écarts sont considérables : la première valeur du classement progresse de plus de 100 %, alors que la dixième affiche une hausse d'environ 15 %.

Top 3 des hausses et baisses du CAC 40 en 2026
RangActionSecteurPerformance 2026*Principal moteur
1STMicroelectronicsSemi-conducteurs▲ +100,8 %Rebond du cycle des semi-conducteurs, IA et reprise de la demande
2ArcelorMittalAcier / matériaux▲ +53,7 %Amélioration des marges, environnement commercial européen
3TotalEnergiesÉnergie▲ +44,9 %Hausse du pétrole et du gaz
4EuronextServices financiers▲ +25,5 %Activité de marché et volumes
5Eurofins ScientificSanté / laboratoires▲ +25,2 %Rebond du titre et dynamique opérationnelle
6Schneider ElectricIndustrie / électrification▲ +23,2 %Data centers, électrification et investissements liés à l’IA
7BNP ParibasBanque▲ +22,5 %Résultats et environnement de taux
8MichelinAutomobile / équipement▲ +19,2 %Marges et résilience opérationnelle
9CarrefourDistribution▲ +16,1 %Revalorisation du titre
10Air LiquideGaz industriels▲ +15,4 %Croissance défensive et demande industrielle

*Performance du cours depuis le 1er janvier au 28 septembre 2026, susceptible d’évoluer en séance.

1. STMicroelectronics : pourquoi l’action progresse-t-elle autant en 2026 ?

Avec une progression d’environ 101 % depuis le début de l’année, STMicroelectronics constitue de très loin la meilleure performance du CAC 40 en 2026. Cette envolée doit toutefois être replacée dans son contexte : le fabricant de semi-conducteurs sortait d’une période difficile marquée par le ralentissement du cycle industriel et automobile.

La situation opérationnelle s’est nettement améliorée. Au deuxième trimestre 2026, STMicroelectronics a publié un chiffre d’affaires de 3,49 milliards de dollars, en hausse de 26 % sur un an. Le groupe indiquait également que ses revenus avaient dépassé le milieu de sa propre fourchette de prévisions, soutenus notamment par les activités électroniques grand public et automobile.

Le secteur bénéficie parallèlement du retour de l’appétit des investisseurs pour les semi-conducteurs, porté par les dépenses consacrées à l’intelligence artificielle, aux data centers et à l’électrification. Fin septembre, les valeurs européennes des semi-conducteurs progressaient encore dans le sillage du regain d’enthousiasme autour de l’IA.

La performance boursière de STMicroelectronics illustre néanmoins un phénomène classique : un rebond spectaculaire peut aussi être amplifié par un point de départ particulièrement bas.

2. ArcelorMittal : l’acier européen retrouve des couleurs

ArcelorMittal affiche environ +54 % en 2026, après avoir déjà progressé de plus de 74 % en 2025. Le titre bénéficie donc d’une dynamique qui dépasse le simple rebond de quelques mois.

Les résultats du deuxième trimestre ont notamment rassuré les investisseurs. ArcelorMittal a dégagé un EBITDA de 2,1 milliards de dollars, soit 155 dollars par tonne, tandis que son bénéfice net atteignait 700 millions de dollars. La société souligne également l’amélioration de sa rentabilité en Europe.

Le groupe met notamment en avant les effets du Carbon Border Adjustment Mechanism (CBAM) et du nouveau système européen de quotas tarifaires, qui doivent réduire la pression exercée par certaines importations sur les producteurs européens. Les carnets de commandes se sont renforcés et ArcelorMittal anticipait des volumes du second semestre supérieurs à ceux du premier.

Le dossier reste néanmoins fortement cyclique : l’évolution du prix de l’acier, de la demande industrielle et de l’activité économique mondiale continuera de jouer un rôle central.

3. TotalEnergies : la hausse du pétrole propulse le titre

TotalEnergies gagne près de 45 % depuis le début de 2026, ce qui la place sur la troisième marche du podium.

Le principal moteur est relativement clair : l’environnement énergétique a radicalement changé en 2026. Le prix moyen du Brent est passé de 81,1 dollars au premier trimestre à 103,8 dollars au deuxième trimestre, selon les indicateurs publiés par TotalEnergies.

Les tensions au Moyen-Orient ont fortement perturbé les marchés pétroliers et gaziers. TotalEnergies estimait notamment que le conflit avait réduit sa production d’environ 210 000 barils équivalent pétrole par jour en moyenne au deuxième trimestre. Malgré cet impact opérationnel, la forte hausse des prix des hydrocarbures a soutenu l’ensemble du secteur.

L’évolution du titre reste donc particulièrement sensible au cours du pétrole, aux tensions géopolitiques et aux marges de raffinage.

TotalEnergies SE (TTE.PA)

Prix
80.74
Variation
0.75 (0.93761%)
Fourchette du jour
80.31 — 80.74
Fourchette 52 semaines
49.24 — 81.34

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Quelles actions du CAC 40 ont le plus chuté en 2026 ?

À l’autre extrême du classement, plusieurs poids lourds français connaissent une année beaucoup plus difficile.

Rang depuis le basActionSecteurPerformance 2026*Principal facteur
40StellantisAutomobile▼ -56,4 %Rentabilité et transformation du groupe
39EssilorLuxotticaSanté / optique▼ -45,3 %Révisions d’anticipations et valorisation
38LVMHLuxe▼ -38,2 %Ralentissement mondial du luxe
37HermèsLuxe▼ -35,4 %Correction du secteur et valorisation
36CapgeminiTechnologie / services▼ -26,6 %Ralentissement des dépenses IT
35KeringLuxe▼ -25,0 %Difficultés de plusieurs marques
34RenaultAutomobile▼ -25,0 %Pression sectorielle
33DanoneAgroalimentaire▼ -21,7 %Revalorisation et attentes bénéficiaires
32Saint-GobainMatériaux▼ -18,3 %Construction et conjoncture
31Pernod RicardSpiritueux▼ -18,2 %Faiblesse de la demande

1. Stellantis : pourquoi l’action perd-elle plus de la moitié de sa valeur ?

Stellantis constitue la principale contre-performance du CAC 40 avec environ -56 % depuis le début de l’année.

Le groupe sort d’une période particulièrement difficile. Les comptes 2025 avaient notamment été lourdement affectés, avec une perte nette de plus de 22 milliards d’euros enregistrée sur l’exercice selon les données financières publiées. En 2026, la situation opérationnelle commence toutefois à s’améliorer. Au deuxième trimestre, le chiffre d’affaires a progressé de 13 % sur un an à 43,5 milliards d’euros, tandis que Stellantis est revenu à un bénéfice net de 300 millions d’euros.

Le problème réside donc moins dans l’absence totale d’amélioration que dans l’ampleur du redressement nécessaire. La marge opérationnelle ajustée du deuxième trimestre n’était encore que de 1,8 %, et l’Europe restait déficitaire au niveau opérationnel ajusté.

La baisse de l’action traduit ainsi les interrogations du marché autour de la rentabilité future, de la concurrence automobile mondiale, de la transition électrique et de la capacité du groupe à restaurer durablement ses marges.

2. EssilorLuxottica : une forte correction malgré un groupe toujours en croissance

EssilorLuxottica recule de plus de 45 % depuis janvier. Une baisse impressionnante qui illustre bien pourquoi il ne faut pas confondre automatiquement chute du cours et effondrement de l’entreprise.

Fin septembre, plusieurs analystes ont encore abaissé leurs objectifs de cours. Certaines inquiétudes portent notamment sur les anticipations de chiffre d’affaires 2026, malgré le développement de nouvelles lunettes intégrant des fonctionnalités d’intelligence artificielle avec Meta.

Dans le cas d’EssilorLuxottica, la question de la valorisation est particulièrement importante : lorsqu’une action se paie avec une prime élevée parce que le marché anticipe une croissance durablement forte, une simple révision de ces attentes peut entraîner une correction importante.

EssilorLuxottica SA (EL.PA)

Prix
143.9
Variation
-0.8 (-0.55287%)
Fourchette du jour
141.65 — 144.35
Fourchette 52 semaines
138.3 — 323.8

3. LVMH : la normalisation du luxe continue

Avec une baisse d’environ 38 % en 2026, LVMH traverse l’une de ses périodes boursières les plus compliquées de ces dernières années.

Le problème dépasse largement LVMH. Une partie importante du secteur du luxe souffre d’un ralentissement de la consommation mondiale, notamment auprès des consommateurs dits « aspirational », qui avaient fortement contribué à la croissance du secteur durant les années précédentes. La faiblesse de la demande chinoise et l’augmentation très importante des prix de nombreux produits de luxe depuis 2019 ont également pesé sur le marché.

La situation n’est cependant pas uniforme : certaines catégories comme la joaillerie résistent mieux que d’autres, tandis que les performances varient fortement entre marques.

LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton SE (MC.PA)

Prix
397.14999
Variation
0.29998 (0.0755907%)
Fourchette du jour
397.14999 — 401.25
Fourchette 52 semaines
395.15 — 654.7

Classement des 40 actions du CAC 40 par performance en 2026

Le classement complet permet de mieux mesurer la dispersion extraordinaire des performances en 2026.

Cours et performances observés le 28 septembre 2026 au moment de la mise à jour.

RangActionTickerPerformance 2026
1STMicroelectronicsSTMPA▲ +100,8 %
2ArcelorMittalMT▲ +53,7 %
3TotalEnergiesTTE▲ +44,9 %
4EuronextENX▲ +25,5 %
5Eurofins ScientificERF▲ +25,2 %
6Schneider ElectricSU▲ +23,2 %
7BNP ParibasBNP▲ +22,5 %
8MichelinML▲ +19,2 %
9CarrefourCA▲ +16,1 %
10Air LiquideAI▲ +15,4 %
11SafranSAF▲ +12,7 %
12Publicis GroupePUB▲ +10,6 %
13AXACS▲ +7,6 %
14L'OréalOR▲ +6,0 %
15VeoliaVIE▲ +5,8 %
16LegrandLR▲ +5,6 %
17EngieENGI▲ +4,6 %
18Société GénéraleGLE▲ +4,2 %
19Crédit AgricoleACA▲ +2,8 %
20OrangeORA▼ -0,1 %
21ThalesHO▼ -0,5 %
22Bureau VeritasBVI▼ -0,5 %
23Unibail-Rodamco-WestfieldURW▼ -0,8 %
24BouyguesEN▼ -2,5 %
25AirbusAIR▼ -2,8 %
26AccorAC▼ -4,5 %
27VinciDG▼ -7,0 %
28Dassault SystèmesDSY▼ -11,3 %
29SanofiSAN▼ -12,3 %
30EiffageFGR▼ -13,1 %
31Pernod RicardRI▼ -18,2 %
32Saint-GobainSGO▼ -18,3 %
33DanoneBN▼ -21,7 %
34RenaultRNO▼ -25,0 %
35KeringKER▼ -25,0 %
36CapgeminiCAP▼ -26,6 %
37HermèsRMS▼ -35,4 %
38LVMHMC▼ -38,2 %
39EssilorLuxotticaEL▼ -45,3 %
40StellantisSTLAP▼ -56,4 %

Les données de composition correspondent bien au CAC 40 actuel : Euronext a confirmé lors de sa revue annuelle de septembre 2026 qu’aucune modification de composition n’était effectuée.

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Quels secteurs du CAC 40 ont le mieux performé en 2026 ?

Les performances individuelles font ressortir plusieurs grandes tendances.

Secteurs du CAC 40 les plus performants et les plus faibles en 2026

Semi-conducteurs et électrification

STMicroelectronics constitue le cas le plus spectaculaire, mais Schneider Electric progresse également de plus de 20 %. Les investissements dans l’intelligence artificielle ont des conséquences bien au-delà des fabricants de puces : les data centers nécessitent également davantage d’électricité, d’équipements électriques, de refroidissement et d’infrastructures.

Énergie

TotalEnergies figure parmi les grandes gagnantes de l’année. La forte progression du pétrole et du gaz en 2026 a redonné au secteur énergétique un poids important dans les performances des indices européens.

Banques et finance

Les performances sont plus hétérogènes, mais BNP Paribas progresse de plus de 20 %, tandis qu’Euronext gagne environ 25 %. À l’inverse, Société Générale, qui avait été la meilleure valeur du CAC 40 en 2025 avec plus de 150 % de hausse, affiche une progression beaucoup plus limitée cette année.

Luxe

Le luxe constitue l’un des principaux points faibles de l’indice : LVMH, Hermès et Kering perdent tous plus de 25 %. Cette convergence permet de distinguer une tendance sectorielle d’un problème uniquement propre à une entreprise.

Automobile

L’automobile présente également de fortes difficultés. Stellantis recule de plus de 50 % et Renault d’environ 25 %. Michelin fait cependant figure d’exception avec une progression proche de 20 %, ce qui rappelle qu’un même secteur peut abriter des modèles économiques et des dynamiques très différentes.

Pourquoi certaines actions du CAC 40 surperforment-elles en 2026 ?

Intelligence artificielle et semi-conducteurs

L’intelligence artificielle reste l’un des principaux thèmes boursiers mondiaux. Les investissements massifs dans les infrastructures informatiques profitent directement aux fabricants de semi-conducteurs, mais également aux fournisseurs d’équipements électriques et de solutions pour les data centers.

Sur le CAC 40, STMicroelectronics et Schneider Electric constituent deux illustrations très différentes de cette même tendance.

Pétrole, gaz et énergie

La hausse importante des prix de l’énergie soutient mécaniquement les revenus des producteurs d’hydrocarbures. En 2026, cette dynamique explique une partie importante de la progression de TotalEnergies.

Industrie et matières premières

Le rebond d’ArcelorMittal montre également que les performances de marché peuvent être fortement influencées par des changements réglementaires ou commerciaux. Les nouvelles règles européennes sur les importations d’acier et le carbone ont modifié les perspectives de rentabilité du secteur.

Banques et taux d’intérêt

Les banques restent très sensibles à l’évolution des taux, à la croissance économique et au coût du risque. En 2026, les performances sont moins spectaculaires qu’en 2025, mais certaines valeurs comme BNP Paribas continuent de progresser.

Pourquoi certaines valeurs du CAC 40 chutent-elles en 2026 ?

Il n’existe pas une seule raison expliquant les baisses observées dans le CAC 40.

Automobile : des marges toujours sous pression

Le secteur automobile doit gérer simultanément la transition vers l’électrique, la concurrence asiatique, les investissements industriels et une demande parfois incertaine. Stellantis et Renault illustrent la pression qui peut résulter de cette combinaison.

Luxe : ralentissement de la demande

Le luxe est particulièrement exposé à la consommation internationale et à la Chine. Les valorisations élevées atteintes lors du précédent cycle rendent également certaines actions sensibles au moindre ralentissement des résultats.

Valorisation et prises de bénéfices

Une bonne entreprise peut devenir une mauvaise action à court terme si son cours intègre déjà des hypothèses extrêmement optimistes. À l’inverse, une société en difficulté peut fortement rebondir si le marché avait auparavant anticipé un scénario encore plus négatif.

Résultats et révisions d’objectifs

Les marchés valorisent moins les résultats passés que les bénéfices futurs. Une société peut donc publier une croissance positive et voir son action baisser si les investisseurs anticipaient encore mieux.

C’est précisément pourquoi une baisse importante du cours ne signifie pas automatiquement que l’entreprise est mauvaise ou qu’elle est désormais bon marché.

Quelle performance pour le CAC 40 en 2026 ?

Au matin du 28 septembre, le CAC 40 évoluait autour de 8 103 points, soit environ -0,55 % depuis le début de l’année.

Cette performance peut sembler surprenante lorsque l’on observe des valeurs comme STMicroelectronics, ArcelorMittal ou TotalEnergies. Mais un indice est pondéré : toutes les entreprises ne représentent pas le même poids, et les fortes baisses de grandes capitalisations comme LVMH, Hermès ou EssilorLuxottica compensent une partie des hausses observées ailleurs.

CAC 40 Price vs CAC 40 GR : pourquoi les performances sont-elles différentes ?

Le CAC 40 généralement affiché dans les médias est un indice de prix : les dividendes distribués par les entreprises ne sont pas réinvestis.

Différence entre CAC 40 et CAC 40 GR avec dividendes réinvestis

Le CAC 40 GR — Gross Return — réinvestit les dividendes bruts. Cette différence est particulièrement importante pour le marché français, où plusieurs grandes sociétés distribuent une part significative de leurs bénéfices.

Au 25 septembre, Euronext indiquait une performance 2026 d’environ +1,9 % pour le CAC 40 GR, contre une performance légèrement négative pour l’indice de prix sur une période comparable.

Autrement dit, pour mesurer réellement la performance d’un investissement à long terme dans les grandes entreprises françaises, le CAC 40 GR est souvent un indicateur plus pertinent que le CAC 40 classique.

CAC 40 vs autres indices : qui fait mieux en 2026 ?

La relative stagnation du CAC 40 contraste avec la progression de plusieurs grands indices internationaux.

IndicePerformance 2026 approximative*
CAC 40▼ autour de -0,5 %
DAX▲ +3,8 %
Euro Stoxx 50▲ +8,8 %
MSCI World en USD▲ +11,9 %
S&P 500▲ autour de +13 %

*Données arrêtées autour du 25-28 septembre selon la disponibilité des marchés et la devise de calcul. Les performances ne sont donc pas parfaitement comparables pour un investisseur en euros.

Cette comparaison montre surtout que la géographie et la composition sectorielle comptent énormément. Le marché américain reste beaucoup plus exposé aux grandes valeurs technologiques, tandis que le CAC 40 conserve un poids élevé dans le luxe, l’industrie, les banques et l’énergie.

Les meilleures actions du CAC 40 en 2026 sont-elles aussi les meilleures sur le long terme ?

Pas nécessairement.

Une performance annuelle mesure seulement l’évolution entre deux dates. Elle peut être influencée par un rebond après une année particulièrement mauvaise, un changement réglementaire, une hausse temporaire des matières premières ou une révision brutale des anticipations.

Le cas de STMicroelectronics est parlant : la progression de plus de 100 % en 2026 représente une performance exceptionnelle, mais elle intervient après une période beaucoup plus difficile pour le secteur.

À l’inverse, certaines sociétés capables de créer de la valeur régulièrement pendant plusieurs années peuvent connaître une année négative sans que leur trajectoire de long terme soit nécessairement remise en cause.

C’est probablement le meilleur moyen de faire passer le message suivant :

meilleure action de l’année ≠ meilleure action des cinq dernières années.

Une forte baisse signifie-t-elle qu’une action du CAC 40 est moins chère ?

Pas forcément.

Le cours d’une action et sa valorisation sont deux notions différentes. Pour déterminer si une entreprise est devenue moins chère, il faut comparer son prix à ses fondamentaux.

Parmi les indicateurs les plus utilisés figurent :

  • le PER, qui rapporte le cours au bénéfice par action ;
  • le Price-to-Book, particulièrement utilisé pour certaines sociétés financières ;
  • l’EV/EBITDA, utile pour comparer des entreprises présentant des structures financières différentes ;
  • les bénéfices attendus pour les prochaines années.

Une action peut ainsi perdre 30 % et rester chère si, dans le même temps, les analystes ont réduit leurs prévisions de bénéfices de 40 %.

À l’inverse, un titre en hausse peut rester raisonnablement valorisé si ses bénéfices progressent plus rapidement encore.

Le classement des hausses et des baisses constitue donc un point de départ pour l’analyse, pas une méthode de sélection d’actions à lui seul.

Comment investir dans les actions du CAC 40 ?

Il existe principalement deux approches.

Acheter les actions individuellement

Un investisseur peut sélectionner directement certaines sociétés du CAC 40 via un compte-titres ou, lorsque le titre est éligible, un PEA.

Cette approche permet de choisir précisément ses entreprises, mais augmente également le risque spécifique : la performance du portefeuille dépend davantage de quelques sociétés.

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→ À lire également : notre comparatif des meilleurs courtiers pour investir en actions

Investir dans l’ensemble du CAC 40 avec un ETF

Un ETF CAC 40 permet au contraire d’investir sur l’ensemble de l’indice avec une seule position. Le portefeuille est alors automatiquement exposé aux différentes composantes selon la méthodologie de l’indice.

Cette solution offre davantage de diversification qu’un investissement concentré sur quelques actions individuelles.

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→ Voir notre guide complet du CAC 40

→ Voir notre sélection des meilleurs ETF

Peut-on acheter les actions du CAC 40 dans un PEA ?

Une grande partie des actions du CAC 40 peut être détenue dans un Plan d’épargne en actions, sous réserve de leur éligibilité et de leur disponibilité auprès de l’établissement choisi.

Le PEA présente surtout un avantage fiscal après cinq ans : les gains retirés sont exonérés d’impôt sur le revenu, même s’ils restent soumis aux prélèvements sociaux.

Depuis le 1er janvier 2026, ceux-ci s’élèvent à 18,6 %. Un retrait effectué avant cinq ans entraîne en principe une imposition des gains au PFU de 31,4 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux, sauf cas particuliers ou option fiscale différente.

Le PEA peut donc être particulièrement intéressant pour un investisseur souhaitant détenir à long terme des actions françaises ou européennes.

Fortuneo
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→ Fiscalité du PEA en 2026 : retraits, impôts et règle des 5 ans

→ Comparatif des meilleurs PEA en 2026

Quelles tendances surveiller pour le CAC 40 d’ici fin 2026 ?

Les classements présentés dans cet article ne sont évidemment pas définitifs. Plusieurs événements peuvent encore modifier fortement les performances d’ici au 31 décembre.

Les résultats du troisième et du quatrième trimestre

Les publications d’entreprises permettront de vérifier si les anticipations actuellement intégrées dans les cours sont justifiées.

Les décisions de la BCE

Les taux d’intérêt restent déterminants pour les banques, l’immobilier, la consommation et les valorisations boursières.

L’évolution de l’euro

Une part importante du chiffre d’affaires des grandes sociétés du CAC 40 est réalisée en dehors de la zone euro. Les variations de change peuvent donc avoir un impact significatif sur leurs résultats publiés en euros.

La Chine et le luxe

L’évolution de la consommation chinoise restera particulièrement importante pour LVMH, Hermès, Kering et L’Oréal.

Le pétrole et le Moyen-Orient

Après la forte hausse des prix énergétiques observée cette année, toute détente ou nouvelle escalade pourrait modifier rapidement les perspectives de TotalEnergies.

L’intelligence artificielle et les semi-conducteurs

Après la spectaculaire progression de STMicroelectronics et d’autres valeurs technologiques mondiales, les investisseurs surveilleront la capacité du secteur à transformer les investissements massifs dans l’IA en croissance durable des résultats.

La croissance européenne

Enfin, les industriels, constructeurs automobiles, banques et entreprises liées à la construction resteront particulièrement sensibles à l’évolution de l’économie européenne.

FAQ sur les performances du CAC 40 en 2026